Tout savoir sur le Pissenlit

Le pissenlit, ou encore florin d’or, dent-de-lion, couronne de moine, n’est pas aussi banal qu’on le pense. Que ce soient ses racines, ses feuilles, ou sa fleur, tout y est bon…

Propriétés et indications du pissenlit

La racine

La racine du pissenlit est d’abord connue pour son pouvoir de stimulation des sécrétions biliaires. C’est pourquoi on l’indique afin d’éliminer les toxines, en cas d’hépatite, de constipation installée, d’indigestion, de flatulences ou de ballonnements. Mais elle peut également être conseillée pour traiter une inflammation du canal biliaire ou de la vésicule biliaire, ainsi qu’en prévention de calculs biliaires. Son effet dépuratif en fait un remède efficace contre les éruptions cutanées telles que l’eczéma, le psoriasis, les furoncles ou même l’acné. Ne négligeons pas non plus ses vertus diurétiques permettant de lutter contre la rétention d’eau, les cystites, les jambes lourdes ou les pieds gonflés. Elle s’avère par ailleurs efficace comme anti-inflammatoire, dans les cas d’arthrose, de goutte, de rhumatismes ou encore d’arthrite.

La feuille

La feuille, quant à elle, connue pour sa teneur élevée en potassium, se révèle plus diurétique encore que la racine. On l’utilise dans les cas d’œdème ou pour prévenir les calculs rénaux. En outre, elle est recommandée contre des états de fatigue ou d’anémie

La fleur

Pour terminer, on reconnaît à la fleur son efficacité dans les affections cutanées dont les verrues, l’acné, l’eczéma ou les taches de vieillesse. On peut l’associer avec l’ortie ou la bardane pour accroître ses effets.

Utilisation

En usage interne

En usage interne, c’est la racine ou la feuille que l’on consomme.

La racine doit avoir été récoltée à l’automne où la fin de l’hiver si la plante a au moins deux ans. On la prépare en décoction, en faisant bouillir trois minutes un quart de litre d’eau avec une cuillère à café de racine séchée finement coupée. Filtrer après un temps d’infusion d’un quart d’heure, à couvert. Prendre ce breuvage à raison de une à trois tasses par jour, vingt à trente minutes avant les repas. On administre aussi la racine sous la forme de teinture mère ou d’extrait fluide, en en diluant trente gouttes dans un peu d’eau, à ingérer trois fois par jour. Une association avec d’autres plantes du foie ou de la vésicule biliaire telles que le romarin, le chicorée sauvage ou la menthe poivrée est possible.

La feuille, quant à elle, cueillie avant la floraison, peut être préparée fraîche, en salade. Une alternative est l’infusion pendant dix minutes d’une cuillère à soupe de feuilles séchées dans cent cinquante millilitres d’eau, que l’on prendra soin de filtrer. Boire une à quatre tasses de cette tisane tout au long de la journée.

En usage externe

En usage externe, on exploitera la feuille et la fleur.

La sève fraîche de la feuille est appliquée localement sur les verrues, en veillant à éviter la peau saine.

Par ailleurs, c’est avec les fleurs que l’on confectionne l’huile solarisée, par macération dans un bocal rempli d’huile végétale d’olive, jojoba ou sésame. Cette préparation doit être exposée tous les jours durant vingt-et-un jours. On enduit ensuite de cette huile ainsi concoctée les zones de la peau à soigner ou les articulations douloureuses .

Contre-indications

Le pissenlit ne présente aucune toxicité particulière.

Il est cependant préférable de ne pas l’utiliser dans les cas d’obstruction des voies biliaires. De même, il faut le consommer en quantités raisonnables lorsque l’estomac est irrité. Enfin, on peut signaler des cas isolés de dermite survenus au moment de la récolte du pissenlit, dont le latex, contenu dans la sève, est à l’origine.

Notons qu’en l’absence d’informations relatives à ses éventuels effets sur la grossesse ou l’allaitement, son usage est donc à proscrire chez les femmes concernées. On évitera en outre l’usage du pissenlit à des fins thérapeutiques chez l’enfant de moins de douze ans.

La saviez-vous ?

On l’aura deviné, le pissenlit, autrement dit « Pisse au lit », doit son nom courant à ses facultés diurétiques. Son nom latin est Taraxacum officinale, ou Taraxacum dens leonis. « Taraxacum » viendrait d’un terme arabe désignant une plante voisine du pissenlit. « Dens leonis » veut dire « Dent de lion ». Les feuilles présentent en effet des dents qui rappellent la forme de celles des fauves.

Dans la mythologie grecque, le pissenlit trouve son origine avec les particules de poussière soulevées par les roues du char d’Apollon, dieu de la lumière. En retombant, celles-ci auraient donné naissance à des pissenlits. Plus concrètement, s’il semble que le pissenlit ait été utilisé dès l’Antiquité grecque, ses premiers véritables usages dateraient du XVe siècle. Ces derniers étaient destinés, à l’époque, à soigner des maladies du rein.

Le pissenlit a également sa place parmi les objets de superstition. Lorsqu’il a fini sa floraison, il se présente sous la forme d’une sphère piquée de graines dotées d’une aigrette qui les fait planer dans l’air lorsqu’elles se détachent. On raconte qu’ainsi en graines, le pissenlit peut servir d’oracle. En ayant en tête un vœu, si l'on parvient à disperser toutes les graines en une seule expiration, ce vœu est alors exaucé. Dans le cas, contraire, il n’y a pas d’espoir qu’il se réalise...

Vous ne passerez plus à côté d’un pissenlit sans une pensée pour cette fleur aux précieuses vertus. Très courant en Europe, il est non seulement notre allié, mais aussi celui des abeilles. En effet, sa fleur est la plus nectarifère et la plus pollinifère de nos régions. Alors, regardez-vous encore un gazon parsemé de pissenlits d’un œil peiné et considèrerez-vous toujours que ces plantes sont de « mauvaises herbes » ?

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